Les 5 précieux conseils de Claude en matière de management

08-05-2019 16:40
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Pendant 9 mois, Claude a joué le rôle d’Interim Manager à la Proefbedrijf Pluimveehouderij, une entreprise de recherche indépendante établie en province d’Anvers, qui se consacre aux poules pondeuses et poulets destinés à la consommation. L’objectif de ce centre de recherche ? Engranger des connaissances pour entretenir la compétitivité du secteur avicole, en veillant à la qualité de la viande et des œufs, au bien-être animal et à l’environnement.

Les principales tâches de Claude concernaient l’établissement d’une relation de confiance, le management et la communication... Continuez votre lecture si vous voulez en savoir plus sur l’expérience de Claude et découvrir ses conseils avisés !

Factsheet Claude

Les conseils de Claude pour un management efficace

1. Établir la confiance au sein de l’équipe

Claude explique : « La confiance s’établit en faisant preuve d’empathie, en écoutant ce que les autres ont à dire et en valorisant leur travail. Mes collègues viennent ainsi plus facilement me voir avec un problème, au lieu de le laisser s’envenimer. J’ai par ailleurs remarqué que lorsqu’une personne peut clairement décrire un problème, elle a aussi déjà souvent en tête un certain nombre de solutions. »

« Mais la confiance doit aller dans les deux sens : mes collègues doivent me faire confiance, et inversement. Et si le travail n’est pas bien fait, ils doivent faire en sorte de regagner ma confiance ! »

2. Bannir le stress

« Une relation de confiance ne peut naître que dans un environnement dépourvu de stress. Il est donc essentiel de formuler une vision partagée claire et de relativiser les événements », poursuit Claude.

« Les frustrations sont une autre source de stress. Elles apparaissent lorsqu’une personne n’arrive pas à optimiser sa façon de travailler. Je pense que pour atteindre un objectif, il faut s’entraîner. Et dans la pratique, cela signifie de faire des expériences sur des prototypes bon marché. »

« Les soigneurs ont par exemple eu l’occasion de construire une machine pour évacuer plus facilement l’engrais accroché au sol. »

« Résultat de ce processus d’élimination du stress ? Les gens ont commencé à prendre la responsabilité de leur travail », se souvient Claude. « Plus besoin de ‘faire semblant d’être occupé’ pendant toute la journée. Une autre initiative qui a contribué à ce changement des mentalités est l’introduction de schémas de travail flexibles. Quand leur travail était terminé, les travailleurs pouvaient décider d’utiliser leurs heures supplémentaires pour rentrer plus tôt chez eux ou pour commencer le travail plus tard. »

3. Adopter une approche « bottom-up »

Claude donne son troisième conseil : « Il est important de savoir comment se déroule chaque tâche dans la pratique. J’aidais par exemple l’équipe de nuit à ramasser l’engrais, et cela m’a permis de mieux identifier les problèmes (et également de faire la connaissance de mes collègues). Un autre pas vers une relation de confiance ! »

« Je recommande aussi de laisser chacun proposer des solutions », continue Claude. « Je trouve en effet qu’il est important d’encourager la recherche de solutions plutôt que la recherche de problèmes. Ensuite, il faut bien sûr aider à concrétiser ces idées. »

4. Créer un refuge

Claude : « Je crois en la délégation du pouvoir de décision, mais pas en la délégation de la responsabilité totale. Pouvoir prendre des décisions tout en étant protégé des retombées d’un mauvais choix booste la confiance en soi. On crée ainsi une sorte de refuge, où chaque travailleur se sent bien et peut s’épanouir. »

« Une autre façon de permettre aux collaborateurs de s’épanouir ? En adaptant leurs tâches à leurs intérêts et compétences. Lorsqu’ils ont terminé leurs tâches quotidiennes fixes, les travailleurs qui s’intéressent à la technique peuvent par exemple réaliser des tâches d’entretien ou d’ingénierie. D’autres peuvent travailler à l’extérieur, en optimisant les soins apportés aux animaux ou en réparant les vélos de l’entreprise par exemple. Cette approche garantit une réalisation plus efficace des tâches ‘obligatoires’. »

5. Veiller à une communication et à un suivi clairs

Claude : « Chaque semaine, je préparais un planning reprenant, pour chaque jour et chaque collaborateur, les tâches concrètes et le lieu de travail. En parallèle, je publiais aussi le calendrier des congés pour la semaine à venir. Mes collègues pouvaient ainsi savoir si une demande de congé supplémentaire aurait une chance d’être acceptée. »

« Chaque matin, nous passions le planning en revue et l’adaptions pour absorber les éventuelles absences inopinées. Nous prenions aussi le temps pour un débriefing concernant les interventions du soigneur de garde, réalisées en dehors des heures de bureau. »

« Une fois par semaine, nous organisions enfin une réunion d’équipe dont l’ordre du jour était établi par les soigneurs », ajoute encore Claude. « Au programme de cette réunion : des discussions concernant le bien-être des animaux, la formation et des questions organisationnelles et techniques. Des chercheurs pouvaient aussi être conviés à cette réunion pour expliquer un protocole de recherche ou présenter des résultats. »

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