Olivier et Géo profitent de leur stage chez nous pour travailler à leur thèse

18-04-2019 13:11
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Saviez-vous que les étudiants en ingénierie pouvaient venir faire leur stage dans nos Technical Design Centers ? Olivier (électromécanique à HoGent) et Géo (technologie de conception et de production à Odisee Gent) sont justement en train de faire le leur dans notre centre de Gand, en même temps qu’ils travaillent à leur thèse en collaboration avec notre client CNH.

Une entreprise ambitieuse, qui promet d’être couronnée de succès grâce à leur motivation et à l’accompagnement personnalisé que leur offre leur mentor Johan !

Le choix de leur lieu de stage s’est rapidement porté sur AUSY

Commençons par le commencement : comment avez-vous atterri chez AUSY ?

Olivier : « Je me suis mis à la recherche d’offres d’emploi dans mon domaine et je suis tombé sur un poste de Mechanical Design Engineer chez AUSY. L’annonce m’a tout de suite attiré car il y était question d’un grand travail de design. »

« J’ai posé la question de savoir si je pouvais combiner ce travail chez AUSY avec la rédaction de ma thèse. J’ai été embauché après un entretien avec Johan. »

« Pour ma part, j’ai reçu une liste d’entreprises où faire un stage de la part de mon école », intervient Géo. « Mon professeur m’a soufflé de postuler chez AUSY et je suis content de l’avoir fait ! Deux autres options s’offraient à moi, mais le défi était plus stimulant chez AUSY de par la combinaison d’un travail de design avec la rédaction de ma thèse, le tout en collaboration avec un client. »

Un accompagnement personnalisé, avec aussi suffisamment de responsabilités

Comment Johan vous accompagne-t-il pendant votre stage ?

Géo : « Johan est venu avec moi chez CNH pour expliquer le sujet de ma thèse. Olivier et moi avons pu suivre une formation Creo Parametric (le logiciel de design utilisé chez CNH), et nous échangeons aussi toutes sortes d’idées avec Johan. »

« Mais c’est moi qui suis responsable de l’exécution : j’ai construit mon modèle d’essai moi-même chez CNH et je me rends aussi de temps en temps dans l’entreprise pour réaliser des tests. »

Olivier ajoute : « Quand j’ai besoin d’aide, Johan est là. Par exemple lorsqu’un schéma à dessiner n’est pas clair ou que la numérotation ne correspond pas. Nous travaillons dans un open space, ce qui fait que Johan n’est jamais très loin en cas de besoin. Et même s’il n’est pas là en personne, nous pouvons toujours lui téléphoner.
 

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Quels beaux compliments pour vous, Johan ! Adoptez-vous une approche spécifique pour accompagner les stagiaires ?

Johan : « J’essaye le plus possible de les faire travailler de manière autonome et d’intervenir le moins possible dans leur travail. Par exemple, ils prennent eux-mêmes contact avec les fournisseurs ou avec l’entreprise. Je ne suis tenu au courant que du déroulement général. En juin, par contre, je serai membre du jury pour la thèse d’Olivier et de Géo. »

Un modèle en 3D pour une matrice de coupe et de pliage

Justement, sur quoi portent vos thèses ?

Olivier : « Je travaille sur une matrice de coupe et de pliage qui a déjà 40 ans et qui ne permet de réaliser que des dessins en 2D. Elle est utilisée pour filtrer les graines dans des moissonneuses-batteuses. Mais pour pouvoir y apporter des changements et des améliorations, CNH a besoin d’un modèle en 3D. »

« J’ai reçu les dessins et les pièces, que je suis actuellement en train de convertir en 3D », poursuit-il. « Ensuite, je dois apporter des modifications à la machine existante (en ajoutant par exemple des capteurs pour augmenter la sécurité) afin qu’il y ait moins de pannes. »

Le défi : partir de rien pour développer une solution

Et la thèse de Géo ? « Mon projet n’est pas encore aussi concret que celui d’Olivier. Alors qu’il part de dessins et de données tangibles, je pars d’un problème pour lequel je dois développer une solution. »

Géo explique : « Le problème est le suivant : pendant le processus de revêtement par poudre, un composant (par exemple une plaque conductrice en métal) est recouvert de poudre alors qu’il ne devrait pas l’être. En effet, le revêtement de ce composant entrave le processus dans son ensemble. Ma mission est de concevoir une machine qui permettrait de retirer le revêtement de ce composant ou bien de l’éviter. »

Tout cela a l’air passionnant ! Pouvez-vous nous donner d’autres détails ?

Géo : « Je viens de terminer le travail préparatoire et de réaliser quelques tests. Cela m’a permis de créer un modèle d’essai. Il en est ressorti que la meilleure option est de retirer le revêtement de manière mécanique (avec des brosses en métal). J’en suis actuellement à un design en 3D, avec l’aide des collaborateurs de CNH et de Johan. »

« À l’heure actuelle, deux collaborateurs sont chargés, un jour par semaine, de retirer ce revêtement à la main. Imaginez l’énorme économie que pourrait générer une machine qui s’en charge elle-même ! »

Les stagiaires en contact avec les fournisseurs

Olivier : « Dans un premier temps, j’ai examiné comment la matrice avait été conçue. Ensuite, je l’ai reconstruite pièce par pièce. Elle contient une plaque centrale, et un traitement bien précis est réalisé à chaque étape de 70 mm.

Il y a 4 étapes au total, explique Olivier :

  1. La pièce est coupée dans la longueur.
  2. Une entaille est réalisée.
  3. La pièce est pliée et le modèle y est ajouté.
  4. Le seul et unique déchet est éliminé au moyen d’une dernière bande transporteuse.

« Dans un second temps, j’examine s’il y a une solution pour le trou par lequel passe une tige de sécurité. Parfois, ce trou est trop éloigné, ou bien pas assez éloigné. Cela peut tordre la tige et dans ce cas, la machine doit être arrêtée. »

« CNH attend de moi que je trouve une ou plusieurs solutions pour intégrer des capteurs à la machine, de sorte que la tige ne crée plus de blocages et peut-être aussi qu’elle devienne totalement superflue. Pour le moment, je suis en contact avec des fournisseurs pour explorer ces options. »

Que vous a déjà appris cette expérience ?

Olivier : « Que beaucoup de choses dépendent de ce projet ! Je me rends compte que si je fais une erreur qui est ensuite intégrée à tous les modèles, les répercussions sur le processus seront énormes. Mais c’est une grande chance que des étudiants comme nous puissent travailler sur de vrais modèles. »

Géo : « J’ai surtout constaté que CNH consacre un budget important à la recherche et aux tests pour des étudiants. Et cela représente une grande responsabilité ! »
 

Croisons les doigts pour que tout se passe bien pour Olivier et Géo jusqu’à la fin de leur mission ! Quoi qu’il en soit, nos stagiaires sont heureux, CNH aussi et AUSY encore plus... Tout va bien dans le meilleur des mondes !